Laelia milleri se caractérise par un pseudobulbe court, trappu, avec une forme en cône tronqué au sommet, assez caractéristique. Ce pseudobulbe porte une feuille unique, charnue, colorée de marron sur la face inférieure, pouvant atteindre une dizaine de centimètres. Cette feuille forme un angle nettement prononcé, à la manière de Laelia rubescens. La forme du pseudobulbe et l'angle de la feuille sont deux critères associés qui peuvent permettre à l'amateur de distinguer un Laelia milleri d'un autre rupicole du "complexe flava" lorsqu'il ne dispose pas de spécimen en fleur.
La fleur est d'une couleur splendide et explore une large palette de rouges, tout en nuances, allant du jaune/orange au rouge intense, de 3-4 cm de diamètre. La hampe florale, qui se forme au printemps à nos latitudes pour fleurir avant l'été, peut porter jusqu'à 10-12 fleurs qui s'ouvrent sucessivement mais dans un court délai qui permet de profiter d'une floraison spectaculaire malgré la taille relativement modeste des pièces florales.
L'espèce est endémique d'un petit territoire du Minas Gerais, au sud ouest de Belo Horizonte, dans des massifs rocheux qui font l'objet d'exploitation minière pour leur richesse en fer. Cette activité menace d'ailleurs la pérénité de certains Laelias rupicoles, et particulièrement L.milleri, laquelle est proche de l'extinction. (Photo ci dessous: exploitation du minerai de fer au Brésil, source orchidworks.com). Dans son milieu naturel, à une altitude de 800 à 1300 mètres, la plante profite de la protection d'une végétation adaptée aux conditions climatiques assez rudes (vellozia, cactées et autres xérophytes...)
Cette espèce se cultive dans de petits pots de terre cuite comprenant un substrat essentiellement minéral constitué de roches acides de type granit (l'arène granitique, la pouzzolanne sont des substrats bien adaptés). Les amateurs se doivent de reproduire cette espèce en produisant des capsules de graines qui permettront de procéder à des semis in vitro afin de participer à la conservation de cette espèce qui dépend pour partie des collections privées.


Laelia angereri: détail de la fleur (photo: L.Lambert)




Laelia purpurata var.werkhauseri (n°1, en haut)

Laelia kleberi, spécimen aux couleurs jaunes pâles. 

Laelia furfuracea est classée dans la section Podolaelia, en compagnie des autres Laelia d'Amérique Centrale (anceps, albida, gouldiana, autumnalis, rubescens...). C'est une plante plutôt petite, avec des pseudobulbes de 3 à 5 cm, ovoïdes-oblongs (proche de la forme de poire) qui se rident longitudinalement quand ils veillissent. Ils portent une feuille lancéolée de 5 à 12 cm de longueur. 1 à 3 fleurs relativement grandes pour la plante (7 à 9 cm) exhalent un parfum agréable, sur une hampe relativement courte (25-35 cm) par rapport aux autres espèces de la section Podolaelia. La couleur des fleurs va du blanc pur au rose pourpre mais est généralement rose. La colonne est rose pale et blanche à la base. La floraison dure environ 3 semaines.

Laelia alvaroana est la seconde espèce du genre Parviflorae décrite dans l'Etat de Rio de Janeiro. Cette espèce pousse sur des pans rocheux inclinés dans une petite région, entre Nova Friburgo et Santa Maria Madalena, de la Serra dos Orgãos, à une altitude comprise entre 500 et 1200 mètres d'altitude.



