vendredi 10 juillet 2009

Laelia milleri

Sans aucun doute l'un des plus beau laelias rupicoles avec L.kleberi et L.lucasiana, mais ce n'est qu'une question de goûts...c'est sans doute aussi l'un des plus difficiles à trouver car s'il est relativement souvent présent dans les listes des producteurs, il s'agit assez rarement du milleri, et bien souvent du L.flava...sauf à obtenir une division d'un collègue, la déception est souvent le lot à payer avant de savourer une floraison de milleri...(Photo ci dessus: Eric Vallée)

Laelia milleri se caractérise par un pseudobulbe court, trappu, avec une forme en cône tronqué au sommet, assez caractéristique. Ce pseudobulbe porte une feuille unique, charnue, colorée de marron sur la face inférieure, pouvant atteindre une dizaine de centimètres. Cette feuille forme un angle nettement prononcé, à la manière de Laelia rubescens. La forme du pseudobulbe et l'angle de la feuille sont deux critères associés qui peuvent permettre à l'amateur de distinguer un Laelia milleri d'un autre rupicole du "complexe flava" lorsqu'il ne dispose pas de spécimen en fleur.

La fleur est d'une couleur splendide et explore une large palette de rouges, tout en nuances, allant du jaune/orange au rouge intense, de 3-4 cm de diamètre. La hampe florale, qui se forme au printemps à nos latitudes pour fleurir avant l'été, peut porter jusqu'à 10-12 fleurs qui s'ouvrent sucessivement mais dans un court délai qui permet de profiter d'une floraison spectaculaire malgré la taille relativement modeste des pièces florales.
L'espèce est endémique d'un petit territoire du Minas Gerais, au sud ouest de Belo Horizonte, dans des massifs rocheux qui font l'objet d'exploitation minière pour leur richesse en fer. Cette activité menace d'ailleurs la pérénité de certains Laelias rupicoles, et particulièrement L.milleri, laquelle est proche de l'extinction. (Photo ci dessous: exploitation du minerai de fer au Brésil, source orchidworks.com). Dans son milieu naturel, à une altitude de 800 à 1300 mètres, la plante profite de la protection d'une végétation adaptée aux conditions climatiques assez rudes (vellozia, cactées et autres xérophytes...) Cette espèce se cultive dans de petits pots de terre cuite comprenant un substrat essentiellement minéral constitué de roches acides de type granit (l'arène granitique, la pouzzolanne sont des substrats bien adaptés). Les amateurs se doivent de reproduire cette espèce en produisant des capsules de graines qui permettront de procéder à des semis in vitro afin de participer à la conservation de cette espèce qui dépend pour partie des collections privées.

samedi 23 mai 2009

Laelia X: chronique d'une naissance annoncée

Laelia lobata x perrinii coerulea

En novembre 2005, je me prenais à jouer les entremeteurs pour pousser Laelia perrinii coerulea dans les bras de Laelia lobata. Il ne tarda pas avant de voir cette dernière faner et former une magnifique capsule porteuse de tous mes espoirs...
Les graines formées dans la capsule furent expédiées à Monsieur D. Avec la complicité de ce Monsieur D, qui fit tout le travail pour moi, les graines formées dans la capsule furent mises en culture et se développèrent rapidement dans leurs flacons. En octobre 2006, elles avaient germées et à la fin de l'année 2006 elles avaient déjà subit un 1er repiquage, toujours dans des flacons stériles, suite à l'apparition des premières chtites feuilles...




En janvier 2007, les feuilles faisaient 1 petit centimètre. Fin 2007, les premières plantules étaient sorties de flacon par Monsieur D. Une grosse brassée de plantules fraichement sorties de flacon arriva à la maison au printemps 2008. Elles furent aussitôt repiquées dans un bac commun avec écorces fines et sphaignes....
Depuis, les jeunes Laelia X poussent à vitesse Grand V. Elles atteignent 10 à 12 cm en cette fin de printemps 2009...et les plus belles font une vingtaine de centimètre...

vendredi 22 mai 2009

Laelia reginae

Cette espèce est une petite orchidée rupicole que l'on trouve près de Belo horizonte (serra da Moeda), à une altitude généralement comprise entre 1200 à 1700 mètres, et qui a été décrite en 1975 par Pabst. Très compacte, elle présente des pseudobulbes coniques de 2 à 3,5 cm de haut au sommet desquels nous trouvons une feuille unique, succulente, de 3 à 4 cm de haut et 1,6 cm de large. La hampe également très courte porte généralement une à deux fleurs de 2 centimètres de diamètre environ. La couleur des pièces florales varie du blanc au rose, mais le lobe médian du label, aux bords franchement ondulés est toujours jaune, et rappelle que cette espèce est proche de Laelia lucasiana. La fleur s'épanouie au mois de mai dans l'hémisphère Nord.

Cette espèce se cultive montée sur plaque de liège ou dans un petit pot, en terre cuite de préférence, dans un substrat spécifique aux rupicoles, essentiellement minéral.

mercredi 25 mars 2009

Laelia angereri

(photo: Laurent Lambert)

Cette espèce remarquable, de la section Parviflorae, fut découverte en 1971 dans la Serra do Mané Pinheiro (region de Diamantina) par Ernesto angerer, à une altitude de 1000 à 1200 mètres. Son aire de distribution est très réduite (voir carte, d'après Miranda). Pabst en fit ensuite la description botanique (1975). Elles se dévellopent parmis de grands buissons sur les falaises des gorges de cours d'eau, ce qui les rend difficile à trouver. On la rencontre souvent en compagnie de Laelia rupestris, avec laquelle elle se croise pour donner un hybride nommé Laelia x hispidula.


Il s'agit d'une très grande espèce pour un Laelia rupicole. La symétrie des dimensions des différentes pièces de la plantes sont également particulier. Dans son milieu naturel, les pseudobulbes atteignent en effet 35 cm, l'unique feuille atteint 30 cm et la hampe florale 30 à 35 cm. Lorsqu'elles se trouvent en situation fortement exposée au soleil, les plantes sont alors plus compactes. La feuille est verte foncé avec les bords rouges.

On compte jusqu'à une quinzaine de fleurs 15 par hampe florale, regroupées au sommet de cette hampe. La fleur reste épanouïe assez longtemps (1 mois d'après L.Lambert), au cours de l'été dans l'hémisphère Sud (juillet-septembre) . Elles arborent un splendide orange tirant sur le rouge brique, et les sepales peuvent présenter une zone très clair à leur base. Les sépales sont légèrement plus longs (15-22 mm) que le sépale dorsale (14- 22 mm) mais leur largeur est identique (4,5 mm). La gorge du label est marquée de veines parcourant sa surface jaune pâle.


Pour sa culture ce Laelia à besoin d'un substrat essentiellement minéral (voir l'article écologie et culture des Laelias rupicoles - 2007). Elle sera fortement exposée à la lumière, dans une ambiance tempérée fraîche avec una forte amplitude entre les températures diurne et nocture. Ces conditions sont faciles à reproduire en serre, plus délicates à offrir à l'intérieur d'un logement. Pourtant, une floraison remarquable peut être obtenue en cultivant la plante "en maison"


Laurent Lambert, que je remercie d'avoir bien voulu participer à cet article, possède un spécimen dont la floraison est illustrée par la photo ci dessus,. Il la cultive à New York dans les conditions dont il témoigne ci après.
HIVER: Fenêtre orientée plein sud, moyenne 5 heures de soleil direct en hiver par jour. Un complément est apporté par des éclairages LED pendant 10 heures. La pièce dans laquelle elle pousse n'est pas chauffée et la proximité de la plante à la fenêtre offre des températures hivernales de 15°C la nuit et de 20°C le jour en moyenne. L'humidité avoisine 60% la nuit et 50% minimum le jour en hiver.

ETE: La plante est sortie pendant l'été sur un balcon depuis fin Mai jusqu'a fin Août avec alternance de plein soleil et d' ombrage (protégée par intervalles par un arbre directement en face de la fenêtre). Les température l'été varient entre 26-29 (je la rentre si les températures passent les 30C) le jour et 17-21 la nuit. Trop de soleil peut bruler et tuer les nouvelles pousses (c'est déja arrivé!) elle est plus sensible que les petites rupicoles au trop plein de soleil. L'humidité est très elevée en été et peu facilement se maintenir dans les 70%.

New York City est un climat continental humide.

Je procède à l'arrosage une fois par semaine en moyenne, avec un apport d'engrais une fois sur 4 arrosages. L'engrais est de type 20-10-20 lorsque la plante produit de nouvelles pousses pendant l'été, et 0-50-30 une fois que les nouvelles pousses sont matures pour accroitre la floraison.

Elle est installée dans un pot "Aircone" en plastique, conçu pour une bonne aération des racines.Le substrat comprend de la roche volcanique (pouzzolane?) au fond du pot avec un petit peu de sphaigne hachée et le reste est rempli avec des billes d'argile de taille moyenne.

Laelia angereri: détail de la fleur (photo: L.Lambert)

dimanche 7 décembre 2008

Coup de coeur...Phragmipedium bessae

Petite entorse à la règle du blog pour cette espèce à mes yeux exceptionnelle...pour le plaisir des yeux donc!

mardi 11 novembre 2008

Laelia fournieri


Il s'agit d'une espèce rupicole blanche souvent traitée comme une variété de Laelia lucasiana. Ces espèces ont en effet un ensemble végétatif qui se ressemble fortement, seule la fleur étant différente. Elles ont une culture identique: retrouvez les détails de la culture de cette espèce dans l'article d'août 2008 consacré à L.lucasiana et dans l'article de 2007 consacré à la culture des Laelias rupicoles.

mardi 21 octobre 2008

Laelia alaorii

Laelia alaorii (photo: Erik Vallé)
Cette espèce appartient clairement à la section Hadrolaelia. Elle possède en effet des veines renflées caractéristiques sur le label (on en compte 5 ici, contre 5 pour L.dayana) et surtout les boutons floraux ne sont pas protégés par un spathe mais directement par la feuille engainante, qui ne s'ouvre que lorsque le bouton grossit suffisamment.

Il s'agit d'une plante miniature, l'ensemble végétatif composé du pseudobulbe surmonté d'une feuille unique ne dépassant pas 8 cm. La plante forme un rhizome qui s'allonge progressivement au fil des années et ne produit que quelques racines (2 à 3 à chaque période de croissance). Ces racines doivent être préservées soigneusement pour obtenir une culture pérènne. Une ou deux fleurs sont produites au sommet du nouveau pseudobulbes. Ces dernières sont relativement grandes pour l'espèce mais ne s'épanouissent pas totalement, ce qui est rare chez les Laelias (seul Laelia virens possède également cette caractéristique, mais celui-ci est nettement moins attractif auprès des amateurs de par ses couleurs fades). La fleur est généralement rose pâle avec des tons roses plus foncés sur la face externe du label et des sépales. Il existe des formes blanches ou presque uniformément blanches (voir photo ci dessus). La gorge est parfois teintée de jaune.
L'espèce se trouve dans la région de Bahia. Elle a été collecté à l'origine par Alaor de Oliveira vers le Rio Salgado. La plante fleuri en octobre au Brésil.

Laelia alaorii se cultive comme les autres espèces de la section Hadrolaelia: ambiance tempérée et forte humidité, avec une luminosité relativement modérée par rapport à la majorité des Laelias.

mardi 30 septembre 2008

Laelia crispa

Cette espèce doit son nom au caractère très ondulé des pièces florales. C'est un des premiers Laelias à avoir été cultivé en Europe, dans les serres de l'Horticultural Society, suite à son acquisition en 1826 par Sir Henry Chamberlain. Elle fleurira dès l'année suivante! Elle fut décrite initialement comme un Cattleya par Lindley avant que l'on s'aperçoive que la fleur comptait 8 pollinies, caractère qui différencie les Laelias des Cattleyas.

L.crispa, qui pousse sur de grands arbres, est fortement exposée à la lumière et aux vents. On la trouve occasionnellement sur des massifs rocheux dans les montagnes, entre 800 et 1000 mètres d'altitude, tant à Rio de Janeiro que dans le Minas Gerais.

La fleur est blanche avec un label pourpre améthyste sur le lobe central terminé par des veines de la même couleur sur fond blanc. La gorge est jaune et veinée de pourpre. Les pièces florales ont tendances à vriller ou sont réfléchies, c'est pourquoi cette espèce est peu utilisée pour les hybridations. Toutefois quelques hybrides ont été crées avec cette espèce. Les hybrides naturels existent: L. wyattiana est un hybride de L. crispa avec L. lobata. Laelia lilacina est un hybride naturel de L. crispa avec L. perrinii.

Cette plante se cultive comme Laelia purpurata, dans un pot d'écorces moyennes auxquelles ont peu ajouter un peu de sphaigne, des billes d'argiles, du liège, du charbon de bois, un peu de pouzzolane ou d'arène granitique... On lui procurera une forte lumière (au moins autant que pour des Cattleyas), une bonne hygrométrie et une athmospère ventilée. Cette plante robuste apprécie les écarts de températures jour/nuit dans une plage comprise entre 12°c et 25°c mais elle supporte occasionellement sans soucis des minima de 8°c et des maxima de 30°c à 35°c.

samedi 27 septembre 2008

Les ORCHIDALIES 2008


1ere édition pour cette exposition-vente d'orchidées organisée dans les jardins de Rospico (Finistère Sud) ou l'on a pu admirer entre autre, ce sublime Laelia pumila var. alba de Colette et Dominique Barthélémy (La Canopée).
Vivement la prochaine édition!!

jeudi 21 août 2008

Laelia lucasiana

Laelia lucasiana (parfois également nommée L. ostermeyeri) est une espèce très attractive par ses couleurs intenses, lumineuses et contrastées. La fleur, plutôt grande pour l'espèce ( 3 à 4 cm de diamètre voir un peu plus comme la fleur en photo ci-dessus qui mesure plus de 5 cm), est de couleur magenta-pourpre pour les sépales et pétales (qui s'éclaircissent près de leur base) tandis que le labelle est jaune d'or avec une tâche pourpre à la base de la gorge. Les sépales mesurent 2,4 cm x 0,8 cm, les pétales sont sensiblement de la même taille (2,2 x 0,75 cm) alors que le labelle, trilobé comme pour de nombreux autres Laelias, mesure 1,4 cm de long comme de large.
On compte jusqu'à 4 fleurs sur une inflorescence de 5-6 cm apparaissant entre octobre et décembre, et souvent entre mai et août dans notre hémisphère. Il existe une forme blanche de l'espèce, que l'on rencontre souvent sous le nom de L. fournieri (voir même L. longipes var.fournieri). Cette espèce à été nommée en l'honneur de J.C.Lucas qui a acquis la plante en 1892.

La plante ne mesure pas plus de 10 cm. Les pseudobulbes courts et de forme variable portent une seule feuille succulente et pointue. L'espèce, adaptée à des conditions environnementales rudes, se trouve sur les affleurements rocheux de diverses régions montagneuses de l'Est du Minas Gerais (Brésil), entre 1400 et 1700 mètres d'altitude. Les plantes sont entourées d'une maigre végétation, ou, le plus souvent, par des lichens qui protègent les racines. Elle subit un fort rayonnement solaire et une période de sécheresse qui peut durer plusieurs mois. En culture, elle peut toutefois refleurir sans avoir été soumise à une longue période fraiche et sèche.
On cultivera l'espèce en petit pot avec le substrat très drainant habituel dédié aux rupicoles (pouzzolane, aqualite, arène granitique, grès, quelques écorces de pin ou des morceaux de chênes liège...) ou bien directement montée sur plaque, comme l'illustre la photo ci-contre, dans une ambiance très lumineuse, bien ventilée et plutôt fraiche (mais la plante supporte périodiquement des températures élevées allant jusqu'à 35° et plus en journée, l'important étant surtout de respecter une grande variation de température entre le jour et la nuit).

dimanche 10 août 2008

Floraison du moment: Laelia xanthina

Laelia xanthina (photo: Érik VALLÉE)
Cette espèce a une morphologie relativement proche de L. purpurata, la plus célèbre des Laelias brésiliens: la plante est robuste, de 30 cm de haut (parfois plus) avec un pseudobulbe claviforme et une feuille unique charnue et dure. Pourtant, les aires de répartition de ces deux espèces ne se chevauchent pas et leur biotope est un peu différent: Laelia purpurata pousse sur la cote en périphérie de Rio de Janeiro, au somment des arbres, sur les collines rocheuses ou dans les zones marécageuses tandis que L. xanthina se trouve également en zone cotière mais plus au Nord, en remontant vers Bahia, dans les forêts fortement ombrées de faible altitude (400-800 mètres).
Laelia xanthina (n°2)

Les fleurs, entre 4 et 6 boutons par hampe, sont également nettement plus petites que pour Laelia purpurata, puisqu'elles atteignent de 7 à 9 cm. Les sépales et pétales présentent une couleur jaune clair tirant parfois sur le vert. Les sépales sont un peu plus larges et plats que les pétales qui sont souvent nettement réfléchis. Le labelle est plus ou moins ondulé, jaune à sa base et blanc à l'extrémité. Ce labelle présente 3 à 5 veines pourpres rouges parfois nettement visibles et ramifiées vers l'extrémité, parfois quasiment invisibles. Les lobes médians ne recouvent pas totalement la colonne.
Laelia xanthina (n°1)
Cette espèce se cultive comme Laelia purpurata, avec toutefois une exposition lumineuse plus modérée. La culture en pot d'écorces moyennes avec un peu de sphaigne donne un bon résultat mais il est possible de la cultiver également sur plaque de liège.

jeudi 31 juillet 2008

Galerie: Laelia sanguiloba


Voir l'article traitant de l'espèce, publié en juillet 2007.

lundi 21 juillet 2008

Laelia bradei, petite mais "costaude"

Laelia bradei (ou sophronitis bradei) est un Laelia rupicole dont l'aire de distribution est réduite, à proximité de la ville de Diamantina, au Brésil. Pour mémoire, tous les Laelias rupicoles sont originaires de ce pays, et la majorité des Laelias rupicoles "jaunes" se trouvent autour de Diamantina. On trouve ainsi dans cette région les Laelia bradei, itambana, esalqueana et briegeri. D'autres Laelias rupicoles les accompagnent: L. rupestris et L. duveenii, aux fleurs roses et L. angereri, aux fleurs oranges. L. bradei pousse en semi-altitude, vers 1200 -1300 mètres. Il doit son nom à A.C.Brade qui a collecté le specimen type.
C'est le plus petit des "rupicoles aux fleurs jaunes" mais ses fleurs sont relativement grandes pour l'espèce. Les pseudobulbes font 2 à 4 centimètres, et pseudobulbe et feuille ne dépassent guère 8 centimètres sauf en culture, si le sujet ne profite pas d'une exposition lumineuse suffisante.
Les fleurs, de 2,5 cm environ, ont un sépale dorsal et des pétales de 4 x 16 mm. Le label mesure 11 mm de longueur et le lobe médian est légèrement ondulé. La hampe florale produit 2 à 4 fleurs, et parfois 6.
L'espèce fleurie en été dans son milieu naturel, soit entre décembre et février. La couleur des fleurs peut varier de jaune crème à jaune d'or avec la base du label ("le fond de la gorge") nettement orangé ce qui est caractéristique.

L'espèce pousse dans un milieu très pauvre, seuls les lichens l'accompagnent dans les artefacts des affleurements rocheux. La photo (source: greg Allikas) d'un sujet prise dans son milieu naturel illustre la rudesse du biotope auquel l'espèce s'est adaptée et qui explique la morphologie des pseudobulbes (courts) et des feuilles (courtes, épaisses et "coriaces").
Pour connaître ses conditions de culture, se reporter à l'article consacré à l'écologie et la culture des Laelias rupicoles publié en 2007.

jeudi 10 juillet 2008

Laelia dayana

Laelia dayana fait partie du sous genre Crispae qui comprend 4 sections. Cette espèce compte parmis les 5 de la section Hadrolaelia, avec L.alaori, L.jongheana, L. spectabilis et L. pumila. Certains auteurs distinguent également L.praestans comme une autre espèce de la section Hadrolaelia, même si elle est très proche de L.pumila. Toutes ces espèces feraient désormais partie du genre Sophronitis.

Cette plante a été importée par hazard dans un lot de Laelia pumila par Boxall et cultivée pour la première fois à Tottenham dans les serres de John Day. Elle fut décrite par Reinchenbach en 1876 qui lui donna son nom en hommage à son confrère.

L'aire de distibution de cette espèce est relativement réduite. La zone se trouve au Nord-est de Rio de Janeiro, grossièrement entre Guapimirim et S.Fidelis (Organ Mountains - Minas Gerais). Son habitat correspond à la forêt tropicale, en altitude modérée, comprise entre 500 et 1000 mètres. Les arbres qui l'abritent induisent une lumière relativement modérée et un niveau d'humidité élevé. Toutefois, dans certaines conditions géographiques, et notamment aux plus hautes altitudes où l'on trouve l'espèce, les plantes peuvent être exposées bien davantage à la lumière, dans des conditions plus fraîches mais toujours nettement humides.


(Photo Serra dos Orgaos, entre Guapimirin et Teresopolis : source Michael Ende)


La plante est compacte, forme une feuille unique à l'extrémité d'un court pseudobulbe quasiment cylindrique. La fleur se développe en même temps que la feuille et le bouton floral est protégé par cette jeune feuille qui forme une gaine provisoire avant l'épanouissement. La fleur est relativement grande par rapport à la plante (5 à 7 cm). Le specimen type a une fleur rose avec des pétales et sépales très souvent réfléchis, ce qui pénalise cette espèce sur le plan esthétique. Pourtant lorsque les pièces florales sont assez aplaties, cette espèce est un bijou grâce à la qualité remarquable de son labelle d'un rose-pourpre relativement soutenu et marqué de veines en relief dans la gorge (on en compte entre 5 et 7), lesquelles sont caractéristiques de l'espèce dans la section Hadrolaelia. Il existe également une variété alba, rare, et une variété coerulea devenue relativement bien distribuée dans les collections des amateurs de "bleu".

Laelia dayana coerulea, source: orchidorama.free.fr
Cette plante se cultive de préférence montée sur plaque, à condition de lui fournir une bonne hygrométrie, ou dans un pot avec un substrat à base d'écorces moyennes à grosses où peuvent être ajoutés billes d'argile, mousse expansée, sphaigne en petite quantité, charbon.... selon les recettes de chacun. Elle doit être dans une ambiance ventilée et une lumière moyenne à assez vive. Elle est tolérante pour les températures, on évitera de l'exposer trop longtemps à des températures inférieures à 12°c.

mercredi 9 juillet 2008

Galerie: Laelia purpurata

Puisque c'est l'époque de leur floraison (mai-juin dans l'hémisphère Nord), voici quelques Laelia purpurata. De part la multitude des variétés de couleurs, il est difficile de nommer toutes ces variétés. Certaines sont toutefois célèbres, recherchées et facilement identifiables. Retrouvez cette classification sur le lien suivant:

http://www.orquidariocarlosgomes.com/textos/L_purpurata_Classificacao.htm

Pour leur conditions de culture, voir l'article qui leur a été consacré en 2007.


Laelia purpurata var.werkhauseri (n°1, en haut)


Laelia purpurata var. canhanduba (n°2, ci dessous)



Laelia purpurata n°3 ci-contre


Laelia purpurata variété de type mandayana (n°4) ci-dessous














Laelia purpurata n°5





Laelia purpurata n°6





Laelia purpurata var alba n°7














Laelia purpurata n°8
Laelia purpurata n°9

jeudi 12 juin 2008

Laelia kleberi: un rupicole "classieux"


...comme aurait dit le grand Serge.

Laelia kleberi a été décrit par Miranda en 2005 sous le nom Hoffmansegella kleberi. Il semble qu'il faille le considérer comme faisant partie du genre Sophronitis (Kew). On le trouve comme presque tous les autres rupicoles dans l'état de Minas Gerais, au Brésil, dans la Serra Espinhaço, au Sud de la Diamentina (chaîne montagneuse). Il pousse à plus de 1000 mètres d'altitude.


La plante ressemble fortement à Laelia bradei mais les couleurs offrent un panel impressionnant comme le montre la photo ci-contre, ce qui procure un intérêt particulier à cette espèce.

Cette espèce se cultive comme les autres Laelias rupicoles, en petit pot de terre cuite de préférence, dans un substrat minéral sèchant rapidement.

(photos 2 et 3: flikr.com)Laelia kleberi, spécimen aux couleurs jaunes pâles.

dimanche 3 février 2008

Floraison du moment: Laelia furfuracea

Cette espèce découverte en 1832 par Count Karwinsky, introduite en cuture en 1838 à Birmingham, a été décrite en 1839 par John Lindley dans le Botanical Register. Elle doit son nom aux écailles marron-noires sur l'ovaire, dont la fonction n'est pas déterminée. Son biotope correspond aux massifs montagneux d'Oaxaca, dans le sud du Mexique, à équi-distance entre Mexico et le Guatemala.

Les plantes poussent sur l'écorce rugueuse des chênes à des altitudes particulièrement élévées, comprises entre 2 100 et 3 000 mètres soit pratiquement jusqu'au sommet des montagnes! Dans cette région, au dessus de 2 000 mètres les conditions climatiques sont rudes et très contrastées. La ville de Mexico, relativement proche d'Oaxaca, et situé à 2 300 mètres, est une référence climatique acceptable pour appréhender les conditions du biotope adaptées au développement de Laelia furfuracea. La ville de Mexico reçoit 5 millimètres de pluies en février et 300 millimètres de pluies en juillet pour 600 à 1 000 mm de précipitations annuelles. Il existe donc une saison humide (juin à mi-octobre) et une saison "sèche" le reste de l'année, ou il pleut peu. Les températures moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de mai (le plus chaud) sont de 26°C et 12°C. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de janvier (le plus froid) sont de 19°C et
6°C.

Laelia furfuracea est classée dans la section Podolaelia, en compagnie des autres Laelia d'Amérique Centrale (anceps, albida, gouldiana, autumnalis, rubescens...). C'est une plante plutôt petite, avec des pseudobulbes de 3 à 5 cm, ovoïdes-oblongs (proche de la forme de poire) qui se rident longitudinalement quand ils veillissent. Ils portent une feuille lancéolée de 5 à 12 cm de longueur. 1 à 3 fleurs relativement grandes pour la plante (7 à 9 cm) exhalent un parfum agréable, sur une hampe relativement courte (25-35 cm) par rapport aux autres espèces de la section Podolaelia. La couleur des fleurs va du blanc pur au rose pourpre mais est généralement rose. La colonne est rose pale et blanche à la base. La floraison dure environ 3 semaines.

Laelia furfuracea, réputée délicate à maintenir à long terme, se cultive montée sur plaque de liège ou en pot dans un compost très drainant composé de morceaux de chène liège, complété par d'autres matériaux suffisament drainants (billes d'argile, polystyrène...), dans une forte lumière, avec des arrosages copieux agrémentés d'engrais en période de croissance. N'oublions pas d'assurer une bonne ventilation avec ces arrosages. Comme dans son milieu naturel, la plante est ensuite laissée au frais, avec très peu d'arrosages (le taux d'humidité restera alors élevé pour éviter le déssèchement).
Laelia furfuracea s'hybride naturellement avec L.speciosa pour donner Laelia venusta et avec L.albida pour donner Laelia leucoptera.

dimanche 18 novembre 2007

Laelia alvaroana


Cette espèce de Laelia a été ainsi nommée car c'est Alvaro Pessoa, un membre de la "Sociedade de Orquidófilos do Rio de Janeiro" qui a fourni les specimens ayant permis la description de cette nouvelle espèce par Fransisco Miranda en 1999.

Laelia alvaroana est la seconde espèce du genre Parviflorae décrite dans l'Etat de Rio de Janeiro. Cette espèce pousse sur des pans rocheux inclinés dans une petite région, entre Nova Friburgo et Santa Maria Madalena, de la Serra dos Orgãos, à une altitude comprise entre 500 et 1200 mètres d'altitude.

Cette espèce ressemble fortement à Laelia mixta mais elle présente des rugosités transversales sur les feuilles, ces dernières étant par ailleurs lancéolées et légèrement réflèchies. Les fleurs de Laelia alvaroana sont également plus petites et fines (pétales) et plus espacées sur la hampe. La base du lobe médian est finement ondulée quand Laelia mixta montre des ondulations fortes. La couleur est jaune-orangée alos que Laelia mixta est davantage jaune pur. Les sépales mesurent 2,4 cm x 6 mm et les pétales 2,4 cm x 5 mm. Le label mesure 16 mm de long.
L'époque de floraison est comprise entre décembre et mars dans l'hémisphère Sud.

jeudi 13 septembre 2007

Leurs milieux naturels: la Chapada Diamantina


Située dans le cœur de l’État de Bahia, la Chapada Diamantina est traversée par des montagnes, de grands plateaux, des rivières, des cours d’eau rapides, des chutes d’eau, des cavernes et des puits d’eau transparente. Elle possède de nombreuses sources qui naissent entre les parois rocheuses et plus de 35 rivières - les plus grandes étant le Paraguaçu et le Rio Preto. En fonction des changements de reliefs et des diverses formes de végétation, la faune est très riche et certaines espèces peuvent être vues relativement facilement, telles que les colibris, les perruches, les perroquets, les capivaras et les petits lézards. Elle abrite aussi certains exemplaires de grands mammifères menacés d’extinction, tels que le jaguar et le couguar.




La beauté rencontrée dans la région n’a pas d’égal. Il est possible d’admirer de magnifiques orchidées, des broméliacées, des sempre-vivas et des cactus – une végétation abondante.



L'altitude moyenne est de 1000 mètres et les sols sont quartzitiques. Les "serras" culminent à 1700 mètres. Le climat est tropical, chaud mais tempéré par l'altitude, les pluies et les orages sont passagers. Il fait plus frais en été, plus humide en mars/avril. De mai à octobre, il pleut peu.



laelia rupestris (g) et Laelia bradei (d), photos: Miranda.


La Chapada Diamentina habriterait quelques 300 espèces d'orchidées (175 décrites dans l'ouvrage Orquídeas da Chapada Diamantina par TOSCANO, ANTONIO & CRIBB, PHILLIP, Editora Nova Fronteira, 2006, 400 pages) parmis lesquelles on trouve: Laelia bahiensis, bradei, pfisteri, rupestris, sincorana.