mercredi 25 mars 2009

Laelia angereri

(photo: Laurent Lambert)

Cette espèce remarquable, de la section Parviflorae, fut découverte en 1971 dans la Serra do Mané Pinheiro (region de Diamantina) par Ernesto angerer, à une altitude de 1000 à 1200 mètres. Son aire de distribution est très réduite (voir carte, d'après Miranda). Pabst en fit ensuite la description botanique (1975). Elles se dévellopent parmis de grands buissons sur les falaises des gorges de cours d'eau, ce qui les rend difficile à trouver. On la rencontre souvent en compagnie de Laelia rupestris, avec laquelle elle se croise pour donner un hybride nommé Laelia x hispidula.


Il s'agit d'une très grande espèce pour un Laelia rupicole. La symétrie des dimensions des différentes pièces de la plantes sont également particulier. Dans son milieu naturel, les pseudobulbes atteignent en effet 35 cm, l'unique feuille atteint 30 cm et la hampe florale 30 à 35 cm. Lorsqu'elles se trouvent en situation fortement exposée au soleil, les plantes sont alors plus compactes. La feuille est verte foncé avec les bords rouges.

On compte jusqu'à une quinzaine de fleurs 15 par hampe florale, regroupées au sommet de cette hampe. La fleur reste épanouïe assez longtemps (1 mois d'après L.Lambert), au cours de l'été dans l'hémisphère Sud (juillet-septembre) . Elles arborent un splendide orange tirant sur le rouge brique, et les sepales peuvent présenter une zone très clair à leur base. Les sépales sont légèrement plus longs (15-22 mm) que le sépale dorsale (14- 22 mm) mais leur largeur est identique (4,5 mm). La gorge du label est marquée de veines parcourant sa surface jaune pâle.


Pour sa culture ce Laelia à besoin d'un substrat essentiellement minéral (voir l'article écologie et culture des Laelias rupicoles - 2007). Elle sera fortement exposée à la lumière, dans une ambiance tempérée fraîche avec una forte amplitude entre les températures diurne et nocture. Ces conditions sont faciles à reproduire en serre, plus délicates à offrir à l'intérieur d'un logement. Pourtant, une floraison remarquable peut être obtenue en cultivant la plante "en maison"


Laurent Lambert, que je remercie d'avoir bien voulu participer à cet article, possède un spécimen dont la floraison est illustrée par la photo ci dessus,. Il la cultive à New York dans les conditions dont il témoigne ci après.
HIVER: Fenêtre orientée plein sud, moyenne 5 heures de soleil direct en hiver par jour. Un complément est apporté par des éclairages LED pendant 10 heures. La pièce dans laquelle elle pousse n'est pas chauffée et la proximité de la plante à la fenêtre offre des températures hivernales de 15°C la nuit et de 20°C le jour en moyenne. L'humidité avoisine 60% la nuit et 50% minimum le jour en hiver.

ETE: La plante est sortie pendant l'été sur un balcon depuis fin Mai jusqu'a fin Août avec alternance de plein soleil et d' ombrage (protégée par intervalles par un arbre directement en face de la fenêtre). Les température l'été varient entre 26-29 (je la rentre si les températures passent les 30C) le jour et 17-21 la nuit. Trop de soleil peut bruler et tuer les nouvelles pousses (c'est déja arrivé!) elle est plus sensible que les petites rupicoles au trop plein de soleil. L'humidité est très elevée en été et peu facilement se maintenir dans les 70%.

New York City est un climat continental humide.

Je procède à l'arrosage une fois par semaine en moyenne, avec un apport d'engrais une fois sur 4 arrosages. L'engrais est de type 20-10-20 lorsque la plante produit de nouvelles pousses pendant l'été, et 0-50-30 une fois que les nouvelles pousses sont matures pour accroitre la floraison.

Elle est installée dans un pot "Aircone" en plastique, conçu pour une bonne aération des racines.Le substrat comprend de la roche volcanique (pouzzolane?) au fond du pot avec un petit peu de sphaigne hachée et le reste est rempli avec des billes d'argile de taille moyenne.

Laelia angereri: détail de la fleur (photo: L.Lambert)

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