mardi 11 novembre 2008

Laelia fournieri


Il s'agit d'une espèce rupicole blanche souvent traitée comme une variété de Laelia lucasiana. Ces espèces ont en effet un ensemble végétatif qui se ressemble fortement, seule la fleur étant différente. Elles ont une culture identique: retrouvez les détails de la culture de cette espèce dans l'article d'août 2008 consacré à L.lucasiana et dans l'article de 2007 consacré à la culture des Laelias rupicoles.

mardi 21 octobre 2008

Laelia alaorii

Laelia alaorii (photo: Erik Vallé)
Cette espèce appartient clairement à la section Hadrolaelia. Elle possède en effet des veines renflées caractéristiques sur le label (on en compte 5 ici, contre 5 pour L.dayana) et surtout les boutons floraux ne sont pas protégés par un spathe mais directement par la feuille engainante, qui ne s'ouvre que lorsque le bouton grossit suffisamment.

Il s'agit d'une plante miniature, l'ensemble végétatif composé du pseudobulbe surmonté d'une feuille unique ne dépassant pas 8 cm. La plante forme un rhizome qui s'allonge progressivement au fil des années et ne produit que quelques racines (2 à 3 à chaque période de croissance). Ces racines doivent être préservées soigneusement pour obtenir une culture pérènne. Une ou deux fleurs sont produites au sommet du nouveau pseudobulbes. Ces dernières sont relativement grandes pour l'espèce mais ne s'épanouissent pas totalement, ce qui est rare chez les Laelias (seul Laelia virens possède également cette caractéristique, mais celui-ci est nettement moins attractif auprès des amateurs de par ses couleurs fades). La fleur est généralement rose pâle avec des tons roses plus foncés sur la face externe du label et des sépales. Il existe des formes blanches ou presque uniformément blanches (voir photo ci dessus). La gorge est parfois teintée de jaune.
L'espèce se trouve dans la région de Bahia. Elle a été collecté à l'origine par Alaor de Oliveira vers le Rio Salgado. La plante fleuri en octobre au Brésil.

Laelia alaorii se cultive comme les autres espèces de la section Hadrolaelia: ambiance tempérée et forte humidité, avec une luminosité relativement modérée par rapport à la majorité des Laelias.

mardi 30 septembre 2008

Laelia crispa

Cette espèce doit son nom au caractère très ondulé des pièces florales. C'est un des premiers Laelias à avoir été cultivé en Europe, dans les serres de l'Horticultural Society, suite à son acquisition en 1826 par Sir Henry Chamberlain. Elle fleurira dès l'année suivante! Elle fut décrite initialement comme un Cattleya par Lindley avant que l'on s'aperçoive que la fleur comptait 8 pollinies, caractère qui différencie les Laelias des Cattleyas.

L.crispa, qui pousse sur de grands arbres, est fortement exposée à la lumière et aux vents. On la trouve occasionnellement sur des massifs rocheux dans les montagnes, entre 800 et 1000 mètres d'altitude, tant à Rio de Janeiro que dans le Minas Gerais.

La fleur est blanche avec un label pourpre améthyste sur le lobe central terminé par des veines de la même couleur sur fond blanc. La gorge est jaune et veinée de pourpre. Les pièces florales ont tendances à vriller ou sont réfléchies, c'est pourquoi cette espèce est peu utilisée pour les hybridations. Toutefois quelques hybrides ont été crées avec cette espèce. Les hybrides naturels existent: L. wyattiana est un hybride de L. crispa avec L. lobata. Laelia lilacina est un hybride naturel de L. crispa avec L. perrinii.

Cette plante se cultive comme Laelia purpurata, dans un pot d'écorces moyennes auxquelles ont peu ajouter un peu de sphaigne, des billes d'argiles, du liège, du charbon de bois, un peu de pouzzolane ou d'arène granitique... On lui procurera une forte lumière (au moins autant que pour des Cattleyas), une bonne hygrométrie et une athmospère ventilée. Cette plante robuste apprécie les écarts de températures jour/nuit dans une plage comprise entre 12°c et 25°c mais elle supporte occasionellement sans soucis des minima de 8°c et des maxima de 30°c à 35°c.

samedi 27 septembre 2008

Les ORCHIDALIES 2008


1ere édition pour cette exposition-vente d'orchidées organisée dans les jardins de Rospico (Finistère Sud) ou l'on a pu admirer entre autre, ce sublime Laelia pumila var. alba de Colette et Dominique Barthélémy (La Canopée).
Vivement la prochaine édition!!

jeudi 21 août 2008

Laelia lucasiana

Laelia lucasiana (parfois également nommée L. ostermeyeri) est une espèce très attractive par ses couleurs intenses, lumineuses et contrastées. La fleur, plutôt grande pour l'espèce ( 3 à 4 cm de diamètre voir un peu plus comme la fleur en photo ci-dessus qui mesure plus de 5 cm), est de couleur magenta-pourpre pour les sépales et pétales (qui s'éclaircissent près de leur base) tandis que le labelle est jaune d'or avec une tâche pourpre à la base de la gorge. Les sépales mesurent 2,4 cm x 0,8 cm, les pétales sont sensiblement de la même taille (2,2 x 0,75 cm) alors que le labelle, trilobé comme pour de nombreux autres Laelias, mesure 1,4 cm de long comme de large.
On compte jusqu'à 4 fleurs sur une inflorescence de 5-6 cm apparaissant entre octobre et décembre, et souvent entre mai et août dans notre hémisphère. Il existe une forme blanche de l'espèce, que l'on rencontre souvent sous le nom de L. fournieri (voir même L. longipes var.fournieri). Cette espèce à été nommée en l'honneur de J.C.Lucas qui a acquis la plante en 1892.

La plante ne mesure pas plus de 10 cm. Les pseudobulbes courts et de forme variable portent une seule feuille succulente et pointue. L'espèce, adaptée à des conditions environnementales rudes, se trouve sur les affleurements rocheux de diverses régions montagneuses de l'Est du Minas Gerais (Brésil), entre 1400 et 1700 mètres d'altitude. Les plantes sont entourées d'une maigre végétation, ou, le plus souvent, par des lichens qui protègent les racines. Elle subit un fort rayonnement solaire et une période de sécheresse qui peut durer plusieurs mois. En culture, elle peut toutefois refleurir sans avoir été soumise à une longue période fraiche et sèche.
On cultivera l'espèce en petit pot avec le substrat très drainant habituel dédié aux rupicoles (pouzzolane, aqualite, arène granitique, grès, quelques écorces de pin ou des morceaux de chênes liège...) ou bien directement montée sur plaque, comme l'illustre la photo ci-contre, dans une ambiance très lumineuse, bien ventilée et plutôt fraiche (mais la plante supporte périodiquement des températures élevées allant jusqu'à 35° et plus en journée, l'important étant surtout de respecter une grande variation de température entre le jour et la nuit).

dimanche 10 août 2008

Floraison du moment: Laelia xanthina

Laelia xanthina (photo: Érik VALLÉE)
Cette espèce a une morphologie relativement proche de L. purpurata, la plus célèbre des Laelias brésiliens: la plante est robuste, de 30 cm de haut (parfois plus) avec un pseudobulbe claviforme et une feuille unique charnue et dure. Pourtant, les aires de répartition de ces deux espèces ne se chevauchent pas et leur biotope est un peu différent: Laelia purpurata pousse sur la cote en périphérie de Rio de Janeiro, au somment des arbres, sur les collines rocheuses ou dans les zones marécageuses tandis que L. xanthina se trouve également en zone cotière mais plus au Nord, en remontant vers Bahia, dans les forêts fortement ombrées de faible altitude (400-800 mètres).
Laelia xanthina (n°2)

Les fleurs, entre 4 et 6 boutons par hampe, sont également nettement plus petites que pour Laelia purpurata, puisqu'elles atteignent de 7 à 9 cm. Les sépales et pétales présentent une couleur jaune clair tirant parfois sur le vert. Les sépales sont un peu plus larges et plats que les pétales qui sont souvent nettement réfléchis. Le labelle est plus ou moins ondulé, jaune à sa base et blanc à l'extrémité. Ce labelle présente 3 à 5 veines pourpres rouges parfois nettement visibles et ramifiées vers l'extrémité, parfois quasiment invisibles. Les lobes médians ne recouvent pas totalement la colonne.
Laelia xanthina (n°1)
Cette espèce se cultive comme Laelia purpurata, avec toutefois une exposition lumineuse plus modérée. La culture en pot d'écorces moyennes avec un peu de sphaigne donne un bon résultat mais il est possible de la cultiver également sur plaque de liège.